18 déc. 2011

Prothèses mammaires PIP, que faire?


Cette semaine, J'ai reçu le téléphone d'une patiente opérée au Moyen-Orient et porteuse de prothèses mammaires PIP. Elle a été alertée par les médias de l'affaire PIP qui déferle la chronique en ce moment et voulait savoir qu'elle attitude adoptée. Malheureusement, la faillite de la Société PIP qui, comme l'illustre le cas de cette patiente, a vendu des prothèses mammaires défectueuses de part le monde empêche les patientes lésées d'espérer un jour obtenir justice.


Les patientes porteuses de prothèses PIP peuvent être divisées en deux catégories. L'attitude est claire pour celles qui présentent une rupture prothétique, il s'agit de retirer rapidement les prothèses. Cette intervention est prise en charge par les assurances maladie. Par contre, dans les cas des patientes sans rupture prothétique, il n'y a pas de consensus clair de prise en charge pour l'instant. Mais, de plus en plus de chirurgien plastique, et j'en fais partie, estiment que le retrait des prothèses PIP est également la solution la plus raisonnable dans cette deuxième catégorie.


En effet, il semblerait que même si toutes les prothèses PIP ne contiennent pas le gel de silicone "non-médical" qui fait tant polémique, il est difficile de savoir quel lot n'est pas défectueux. En ce qui concerne la prise en charge financière du retrait des prothèses sans rupture, en Suisse, les assurances maladie ne semblent pas vouloir pour l'instant prendre en charge les retraits des prothèses mammaires.

En conclusion, si vous avez des prothèses PIP, consultez un spécialiste FMH en chirurgie plastique pour qu'il étudie votre dossier et vous conseille. Le retrait des prothèses PIP dans tous les cas semble être l'attitude raisonnable.


Par ailleurs, je rappelle que le lien entre cancer mammaire et prothèse mammaire n'a jamais été démontré par de très nombreuses études scientifiques qui ont été effectuées depuis de nombreuses années.