Cette semaine, J'ai reçu le
téléphone d'une patiente opérée au Moyen-Orient et porteuse de prothèses mammaires
PIP. Elle a été alertée par les médias de l'affaire PIP qui déferle la chronique
en ce moment et voulait savoir qu'elle attitude adoptée. Malheureusement, la
faillite de la Société PIP qui, comme l'illustre le cas de cette patiente, a
vendu des prothèses mammaires défectueuses de part le monde empêche les patientes
lésées d'espérer un jour obtenir justice.
Les patientes porteuses de
prothèses PIP peuvent être divisées en deux catégories. L'attitude est claire
pour celles qui présentent une rupture prothétique, il s'agit de retirer rapidement
les prothèses. Cette intervention est prise en charge par les assurances maladie.
Par contre, dans les cas des patientes sans rupture prothétique, il n'y a pas
de consensus clair de prise en charge pour l'instant. Mais, de plus en plus de
chirurgien plastique, et j'en fais partie, estiment
que le retrait des prothèses PIP est également la solution la plus raisonnable
dans cette deuxième catégorie.
En effet, il semblerait que même si
toutes les prothèses PIP ne contiennent pas le gel de silicone
"non-médical" qui fait tant polémique, il est difficile de savoir
quel lot n'est pas défectueux. En ce qui concerne la prise en charge financière
du retrait des prothèses sans rupture, en Suisse, les assurances maladie ne
semblent pas vouloir pour l'instant prendre
en charge les retraits des prothèses mammaires.
En conclusion, si vous avez des prothèses
PIP, consultez un spécialiste FMH en chirurgie plastique pour qu'il étudie
votre dossier et vous conseille. Le retrait des prothèses PIP dans tous les cas
semble être l'attitude raisonnable.
Par ailleurs, je rappelle que le
lien entre cancer mammaire et prothèse mammaire n'a jamais été démontré par de
très nombreuses études scientifiques qui ont été effectuées depuis de nombreuses
années.